Licencié… et maintenant ? Du refus à l'acceptaion...

Le processus de deuil est la manière dont une personne tente de se relever après une expérience traumatisante. Ce processus survient aussi lors de la perte d’un emploi. Chacun fait son deuil à sa manière. La psychiatre Elisabeth Kübler-Ross a tout de même identifié cinq phases auxquelles sont confrontés la plupart des individus. La fin de la dernière phase, l’acceptation, laisse à nouveau le champ libre au succès.
 

Phase 1. Refus

 

Le refus est un mécanisme de défense général : le travailleur nie son licenciement. Il laisse la réalité venir à lui à petites doses pour se prémunir d’un choc trop important. Au terme de cette phase, il recherche les faits, les motifs et les coupables.


Phase 2. Protestation et colère

 

Le travailleur proteste ou réagit vivement à son licenciement. Il pleure, crie, jure : pourquoi moi, pourquoi maintenant ? Il cherche un fautif, car il échappe au sentiment de perte en s’occupant l’esprit. Il cherche parfois un bouc émissaire, des collègues par exemple, l’employeur ou encore des coéquipiers.


Phase 3. Contestation et négociations

 

Le travailleur remarque que les protestations et la colère ne mènent à rien. Il essaie maintenant d’absorber son licenciement en négociant et en concluant un compromis sur les aspects pratiques, les indemnités de licenciement et l’outplacement. Il ira peut-être jusqu’au tribunal du travail pour contester son licenciement.

 

Phase 4. Déprime et dépression

 

Si les négociations et la contestation ne sont d’aucun secours, la déprime guette. Il ne sert plus à rien de nier le licenciement. Certains travailleurs sont alors en proie à des sentiments d’incertitude, d’angoisse et d’impuissance. Ils se coupent de toute communication, par exemple en s’en allant ou en se portant malades. Sans un accompagnement adéquat, cette phase peut déboucher sur une dépression.

 

Phase 5. Acceptation

 

Le temps aidant, le travailleur accepte son licenciement. Il voit de nouvelles perspectives et investit dans son avenir, par exemple en postulant activement et en exploitant les opportunités que lui offre l’outplacement.


Cette dernière phase (l’acceptation) laisse peu à peu la place au succès. Si le travailleur ne parvient pas à gérer son licenciement, il reste coincé dans la quatrième phase et court un risque de dépression. Un risque que vous ne pouvez pas ignorer en tant qu’employeur ! Il est, dès lors, crucial d’offrir un soutien psychologique adapté et d’augmenter les chances de trouver un nouvel emploi grâce à l’outplacement.


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